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Extrémisme violent lié à l'échec des migrants à s'intégrer, selon l'UE | Nouvelles du monde

La montée de l'extrémisme violent en Europe a été liée à l'échec des migrants à s'intégrer, dans une déclaration commune controversée des gouvernements de l'UE sur les récents attentats terroristes.

La déclaration des ministres de l’intérieur de l’UE a été décrite par Horst Seehofer, ministre allemand de l’Intérieur, comme un «grand signe de solidarité» lorsqu’elle a été prononcée vendredi, mais elle avait été fortement édulcorée par un projet initial controversé.

Après une semaine de désaccords sur le contenu du projet de déclaration poussé par la France, l'Autriche et l'Allemagne, les références à l'islam ont été supprimées ainsi que les demandes pour les nouveaux arrivants d'apprendre les langues de leur nouveau foyer et de «gagner leur vie par eux-mêmes».

Les capitales de l'UE ont néanmoins souligné la nécessité d'améliorer la cohésion sociale en Europe dans le cadre de sa réaction à une vague d'assassinats terroristes à Paris, Dresde, Conflans-Sainte-Honorine, Nice et Vienne.

«L'intégration est une voie à double sens», indique la déclaration. «Cela signifie que les migrants sont censés faire un effort actif pour s'intégrer, alors qu'une aide à cet égard est importante.»

Le communiqué publié à l'occasion du cinquième anniversaire des attentats à Paris, dans le théâtre du Bataclan et à l'extérieur du Stade de France offrait peu de nouvelles initiatives politiques.

Les discussions sur les sanctions contre ceux qui ne parviennent pas à s'intégrer ont été supprimées et remplacées par un avertissement plus doux aux ONG qui enfreignent la loi.

«Les organisations qui n'agissent pas conformément à la législation pertinente et soutiennent des contenus contraires aux droits et libertés fondamentaux ne devraient pas être soutenues par des fonds publics, ni au niveau national ni au niveau européen», indique le communiqué. «En outre, l'influence étrangère indésirable des organisations nationales civiles et religieuses par le biais d'un financement non transparent devrait être limitée.»

Plus tôt dans la semaine, Charles Michel, président du Conseil européen et ancien Premier ministre belge, avait appelé à la création d'un institut européen de formation pour «former» les imams.

La déclaration a simplement déclaré que le bloc devrait «promouvoir que l'éducation et la formation religieuses – de préférence au sein de l'UE – soient conformes aux droits et valeurs fondamentaux européens».

Le projet initial de déclaration avait soulevé des inquiétudes au sein des gouvernements des Pays-Bas, de la Suède, de l'Espagne, de l'Italie et du Luxembourg concernant le lien entre la lutte contre le terrorisme et la migration et l'accent mis clairement sur «l'islamisme».

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, avait fait valoir ce point lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français, Emmanuel Macron, et les chanceliers allemand et autrichien, Angela Merkel et Sebastian Kurz, mercredi. La déclaration a par la suite été élargie pour refléter les préoccupations concernant la montée de l'extrême droite et le terrorisme islamiste.

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